La Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages, chapeautée par la Chambre de l’assurance de dommages, travaille depuis 2002 à susciter l’intérêt des candidats susceptibles d’entreprendre une carrière dans le domaine. Et ça fonctionne.
Les coordonnateurs de programmes collégiaux interrogés par le Journal de l’assurance sont unanimes : les outils mis en place par l’industrie rapportent des dividendes. Mais il reste encore du travail à faire, disent-ils.

Plusieurs intervenants du milieu collégial disent constater l’effet positif des publicités vivantes et accrocheuses de la Coalition et publiées dans les journaux, sur le Web, sur les médias sociaux et dans divers lieux publics.

La responsable de la formation continue au Collège Laflèche à Trois-Rivières, Renée Asselin, dit coordonner ses offensives médiatiques locales pour promouvoir son AEC avec celles de la Coalition, à plus grande échelle, pour être certaine d’avoir plus d’impact. Au Cégep de Sainte-Foy, la coordonnatrice du DEC en conseil en assurances et en services financiers, Lise Marquis, constate de son côté un impact concret. « Quand la Coalition met des publicités dans les journaux, nous recevons plus d’appels », affirme-t-elle.

Néanmoins, la majorité des coordonnateurs consultés considèrent que le travail qui est fait sur le terrain influence tout autant, sinon plus, la perception des gens et particulièrement celle des jeunes. La coordonnatrice du DEC du Cégep Lévis-Lauzon, Lynda Higgins, dit courir les salons d’emploi et tous les endroits où l’on peut faire la promotion des métiers. « Avant, on avait un programme commun pour tout le domaine de la gestion. Maintenant que les compétences sont séparées, nous devons aller chercher les étudiants nous-mêmes. »

Reste que de cette chasse aux « apprenti-assureurs » ressortent des initiatives originales qui encouragent le milieu de l’éducation et de l’assurance à se réinventer. Parmi celles-ci, notons un exercice lancé par la Coalition : des visites organisées de conseillers en orientation du secondaire dans les firmes de courtage.

« Il y en a pour qui ça été une révélation, qui ont été marqués. Ils ne pensaient pas que c’était comme ça. Ils constatent qu’il s’agit d’un environnement qui peut être agréable et dynamique », rapporte Marie-Andrée Beaudoin, responsable de l’AEC en assurance de dommages au Cégep Montmorency, à Laval.

« Les conseillers en orientation au secondaire parlent peu de la profession et il existe chez eux aussi des préjugés sur le domaine de l’assurance. Pourtant, lorsqu’on rencontre les étudiants pour leur parler directement du programme, des lumières s’allument », explique la conseillère en communications du Cégep Montmorency, Judith Latendresse.

« J’ai travaillé dix ans dans les commissions scolaires et je crois que les jeunes sont mal informés au niveau du secondaire. Le gros bobo est là », affirme Benoit Houde, conseiller pédagogique au Cégep de Sorel-Tracy.

Le Cégep de Sainte-Foy a quant à lui créé le projet « apprenti-collégien ». Cette initiative offre l’occasion à une trentaine d’élèves du secondaire de vivre à la fois l’expérience collégiale et professionnelle.

« Cinq étudiants par école de la région viennent au collège avec les conseillers en orientation. Les élèves font trois visites du cégep à l’automne, deux à l’hiver et passent une journée dans une entreprise du domaine de l’assurance », explique la coordonnatrice du DEC, Lise Marquis. Parmi ces trente étudiants, le collège réussit, dit-elle, à en recruter cinq.

Il y a aussi la contribution de la relève, c’est-à-dire les finissants qui sont passés par ces programmes. Plusieurs cégeps font appel à leur aide lors des séances d’information pour convaincre les étudiants potentiels de l’attrait de leur profession. Certains vont offrir des programmes de parrainage.

Au Cégep régional de Lanaudière, à l’Assomption, la conseillère en orientation Sylvie Girard mentionne l’effet positif qu’a eu la remise du prix Marcel-Tassé (prix offert par la Chambre à un membre de la relève) à une de ses diplômés, maintenant experte en sinistre chez SSQ. « Elle est très motivée à faire la promotion du métier. Elle amène elle-même des élèves de son ancienne école au cégep. Le bouche-à-oreille aide beaucoup », assure-t-elle.