Selon FAIR Canada, l'ACCVM ne manque pas de temps pour réussir la mise en œuvre des exigences du Modèle de relation client conseiller - phase 2 dans les délais impartis.

À la demande du comité chargé du Modèle de relation client conseiller - phase 2 (MRCC2) des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, FAIR Canada a présenté une lettre dans laquelle la fondation s'oppose à la demande de l'Association canadienne du commerce des valeurs mobilières (ACCVM) de reporter la mise en œuvre du MRCC2.

Selon FAIR Canada, les faits et les arguments mis de l'avant par l'ACCVM ne démontrent pas que le temps manque pour la mise en œuvre réussie des exigences du MRCC2 à l'intérieur du délai imparti. La fondation de défense des épargnants affirme qu’il n'est pas suffisant de démontrer que certains problèmes sont survenus et ont entraîné des retards dans certains domaines. De plus, elle met en avant le fait qu’il n'a pas été clairement démontré que des ressources supplémentaires ne pouvaient pas être mobilisées pour que le travail soit accompli à temps, et que l'ACCVM n'a pas produit d'éléments de preuve permettant de justifier que les organismes de réglementation prennent des mesures extraordinaires pour retarder la mise en œuvre du MRCC2.

FAIR Canada pense donc qu’il est essentiel que ces renseignements soient transmis aux investisseurs le plus tôt possible afin qu'ils puissent obtenir les réponses aux deux questions importantes qu'ils se posent : Quel a été le rendement de mes placements?; Combien cela m'a-t-il coûté?

La fondation appuie entièrement l'engagement que les organismes de réglementation ont pris relativement à la fourniture de ces importants renseignements financiers aux consommateurs. Selon elle, les intermédiaires financiers sont ainsi responsables de veiller à ce que la divulgation de frais et les rapports sur le rendement soient produits pour les investisseurs d'une manière claire et compréhensible et à ce qu'ils soient transmis aux investisseurs à l'intérieur des délais impartis. Le fait que ces renseignements ne soient pas divulgués et que les investisseurs soient gardés dans l'ignorance peut être très coûteux pour ceux-ci, selon FAIR Canada.