Pour le Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ), le principal danger de la vente d’assurance par Internet est qu’elle d’engendrera une souscription après le sinistre.

« Qu’adviendra-t-il lorsque le consommateur, qui se disait à l’aise de contracter son assurance en ligne et n’anticipait pas la complexité du produit qu’il a acheté, devra se défendre seul auprès de son assureur ? » C’est la question que pose Kathleen Ann Rake, présidente du conseil du RCCAQ, dans le bulletin L’Informateur.

Mme Rake convient qu’il y a de la vente d’assurance par Internet qui se fait ailleurs dans le monde. Elle donne la France comme exemple, citant une étude d’Option Consommateurs, financée par la Chambre de l’assurance de dommages et par la Chambre de la sécurité financière.

« En 2012, seulement 15 % des Français avaient acheté un produit d’assurance en ligne. Malgré une accessibilité à l’achat d’assurance par Internet, il y a un risque pour le consommateur d’acquérir un produit qui ne le protège pas de façon adéquate. A-t-il bien compris les conséquences catastrophiques qui peuvent en découler? »

Pour Mme Rake, le rôle de conseiller est indéniable. « Nous le vivons chaque jour auprès de nos clients au moment de souscrire leur assurance ou de les accompagner dans la déclaration et le règlement d’un sinistre. Depuis des mois, dans le cadre de la révision de la loi 188, nous multiplions les représentations et continuons de maintenir la pression auprès des décideurs pour défendre le rôle de conseiller des courtiers, leurs intérêts, mais aussi ceux du consommateur. »