C’est pour financer la recherche en nutrition et soutenir les étudiants en gestion de portefeuille que Christine Lengvari a planifié un legs testamentaire d’un million de dollars (M$) à l’Université Concordia.

Par ce don, Mme Lengvari souhaite par ailleurs donner de la visibilité à ces deux causes, en plus de servir d’exemple positif à ceux qui pourraient être intéressés à l’imiter. Le Fonds de dotation Christine-Lengvari ainsi créé contribuera à la remise de bourses aux étudiantes du programme de gestion de portefeuilles Kenneth-Woods de l’École de gestion John-Molson, ainsi qu’à la recherche en nutrition menée au nouveau Centre PERFORM, aussi à l’Université Concordia.

La présidente et chef de la direction de Lengvari Financière a commencé à s’intéresser au programme de dons planifiés de l’établissement scolaire au début des années 2000 lorsqu’elle l’a créé. La démarche ressemblait à celle qu’elle avait entreprise à la fin des années 1990 pour mettre en place un programme de dons planifiés au Centre hospitalier de St Mary.

Les avantages d’un don planifié

Si elle se rappelle que l’agent de développement craignait initialement que les dons planifiés réduisent la valeur des dons annuels, les constats montrent plutôt que les gens continuent habituellement de donner le même montant, précise-t-elle. « Il s’agit de greffer quelque chose à un testament, explique-t-elle. Les études démontrent qu’il n’en résulte aucun impact négatif. »

« On peut faire un don planifié sans réduire la somme qu’on laisse à la famille, poursuit-elle. Vous avez la possibilité de le faire vous-même. Vous pouvez prendre le même montant d’argent et, au lieu de le donner à l’impôt, vous décidez de faire un don de bienfaisance là où vous le voulez. »

L’implication de Mme Lengvari en milieu scolaire remonte au milieu des années 1980. Elle assurait alors la vice-présidence de divers comités, avant de siéger neuf ans au conseil d’administration de l’Université Concordia.

En plus d’avoir son travail à l’extérieur de l’Université, Mme Lengvari fait actuellement partie du conseil d’administration de la Fondation de l’Université Concordia. Elle est aussi membre du « comité client » du programme de gestion de portefeuilles Kenneth-Woods.

Ce programme d’enseignement initie chaque année un petit groupe d’étudiants à la gestion de portefeuille en lui confiant des fonds véritables. Les étudiants doivent rendre compte de leurs progrès au comité client du programme.

Depuis sa création dans les années 2000, moins de 20 % de ceux qui s’y sont inscrits sont des femmes. « Il y a eu des années où aucune femme ne s’est inscrite. La plupart du temps, on en avait au moins une, parfois deux. Cette année, la classe terminale comprend cinq femmes. C’est vraiment passionnant ! »

Encourager les femmes en affaires

« Je veux encourager les femmes en affaires et celles dans des rôles de direction, ajoute-t-elle. Comment y parvenir ? En créant des bourses d’études réservées aux femmes. »

Quant à son intérêt pour le Centre PERFORM, il est lié à son attirance de longue date envers la nutrition. La nutrition a grandement contribué à la guérison de Mme Lengvari lorsqu’elle a reçu un diagnostic d’infection invasive dans sa jeunesse.

« La nutrition compte pour beaucoup dans un mode de vie sain. C’est une chose qui m’intéresse, dit-elle. Le Centre est à la fine pointe de la technologie. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de le visiter et de voir ce qu’ils y font. On y mène notamment des recherches en nutrition. Je voulais contribuer à sa démarche. »