Les assureurs en sont à jongler avec la forme que prendront les prochains concours de vente. Des concours auront lieu l’an prochain, voire en 2018 chez certains assureurs. Après ces vestiges, ils passeront à une nouvelle formule.

Il s’agit d’une tendance lourde, a commenté en entrevue au Journal de l’assurance Stéphane Dulude, président et directeur général de SFL Partenaire de Desjardins Sécurité financière. Desjardins Sécurité financière a mis fin aux voyages incitatifs fin avril.

Assis à la fois dans le siège d’un courtier de fonds communs et d’un agent général, M. Dulude a confié que ce changement de cap créera des pratiques plus uniformes entre les deux secteurs. Un aspect non négligeable pour le réseau SFL, dont 85 % de ses 800 conseillers québécois détiennent au moins deux permis d’exercice. « Lorsque les conseillers sont avec nous depuis quatre ou cinq ans, ils en viennent à tirer autant de revenus de l’assurance que des fonds communs », dit-il.

M. Dulude y voit la fin d’une formule et le début d’une autre. Le plus bel exemple se reflète dans les pratiques des manufacturiers de fonds communs, dit-il. Ils font des conférences de formation auxquelles l’ensemble des conseillers peuvent être invités. Il s’agit de reconnaitre les efforts des conseillers sans les placer dans une situation d’apparence de conflit d’intérêts, telle que soulevée par l’Association canadienne des compagnies d’assurance de personnes (ACCAP).

Le plan de match de Desjardins pour livrer une nouvelle mouture de concours se définira quelque part au début de 2017. Le congrès de 2018 sera le dernier qu’organisera Desjardins avec la formule actuelle, a-t-il précisé.

Chez Groupe financier Horizons, James McMahon, son PDG au Québec, croit que la vague actuelle pourrait avoir un impact sur les concours des agents généraux. « Peut-être que cela nous amènera à revoir notre formule. Peut-être en viendrons-nous à inviter les conseillers à assister gratuitement à des conférences axées sur la formation, mais pour lesquelles il devra payer son déplacement et son hébergement. Il pourra alors déduire ces frais à titre de dépenses d’entreprise, et la formation gratuite n’est pas imposable », explique-t-il.