L’avez-vous appris ? J’ai pris tout récemment la décision de quitter SONAR, ma firme de marketing et communications spécialisée dans le secteur des services financiers.Pas facile ce genre de décision surtout quand les affaires tournent rond et qu’on adore son métier. Mais bon il y a des trains qui ne passent qu’une fois et j’ai décidé de monter dans celui-là. Ça demeure une décision difficile et déchirante.

Heureusement pour moi, SONAR poursuivra son chemin. Avoir investi tout ce temps pour voir son entreprise s’éteindre avec mon départ aurait été pour moi une grande déception. Mais ma collègue spécialisée en recherche marketing, Catherine Thibault, a décidé de relever le défi de prendre le flambeau et de poursuivre le travail amorcé avec Nancy Rooke, notre coordonnatrice, Hugo Aubin, notre excellent graphiste et Martine Paquette, pour les dossiers WEB.

Ouf… je pourrai dormir tranquille en sachant que nos clients continueront d’être servis comme ils le méritent : avec la plus grande attention et le plus grand souci de leur présenter des solutions porteuses de succès.

C’est aussi très difficile d’abandonner cette chronique. C’est en 2002 que Serge Therrien acceptait de me faire confiance et de confier à SONAR la rédaction d’une chronique mensuelle sur le marketing. Je me souviens de sa première hésitation : « Peut-être, mais mon expérience des chroniqueurs n’est pas très bonne. D’habitude ils s’essoufflent et soudainement les papiers ne sont plus livrés. »

« D’accord, lui répondis-je, je vais t’en écrire 10 d’avance. Au pire notre collaboration durera un an ! » Il accepta et bien qu’il me soit arrivé de livrer un peu à la dernière minute, j’ai tenu promesse.

Cette chronique fut pour SONAR une merveilleuse visibilité et je l’espère, une valeur ajoutée intéressante pour le Journal de l’assurance.

Près de 40 chroniques plus tard (ça ne me rajeunit pas), je me rend compte que j’en ai écrit des choses. Pas toujours gentilles d’ailleurs, mais toujours bien mûries ! Je remercie au passage la rédaction du Journal de m’avoir toujours laissé écrire ce que je voulais sans jamais me censurer. Heureusement, Serge m’a parfois recommandé d’adoucir certains angles, mais il n’a jamais cherché à me faire dire autre chose ! Pour ces belles années de collaboration, merci à toute l’équipe du Journal et un merci tout spécial à Serge Therrien.

Enfin, comment ne pas remercier les lecteurs. On ne sait jamais à quel point nos chroniques sont lues et par combien de gens. Mais je pense que vous étiez plutôt nombreux à notre rendez-vous mensuel. Il m’est très souvent arrivé de croiser des gens qui me disaient : « Je vous lis chaque mois » ou « Ayoye… vous n’y êtes pas allé avec le dos de la cuillère ce mois-ci » ou encore « Je vous appelle parce que j’ai lu votre chronique sur le sujet ABC et j’aimerais qu’on se rencontre pour en parler ».

En fait, c’était ma plus grande motivation pour écrire ces chroniques : savoir que chaque mois, quelques personnes les liraient. Merci à vous ! Si jamais vous vous ennuyez trop, laissez-le moi savoir, j’écrirai un livre sur le marketing ou mieux, j’offrirai une édition spéciale avec reliure en or de mes 40 chroniques pour la modique somme de 45$ taxes incluses payable en trois versements de 15$.

Mon dernier conseil aux courtiers : ne rien faire sur le plan de la publicité, c’est laisser le champ libre à vos concurrents. Cela ne peut que les aider à implanter la perception du fait que les meilleures offres ne sont plus chez vous.

Mon dernier conseil aux assureurs directs : il serait temps que vous songiez à vous différencier. Votre position de généraliste pourrait vous amener à plafonner assez rapidement. Vous vous ressemblez tous et vos publicités ne vous démarquent guère de vos concurrents. Vous commencez à voir se tarir la source des nouvelles affaires en provenance des courtiers. Attention, les belles années pourraient être derrière vous d’ici peu si vous ne vous réinventez pas sur le plan de la promotion et du marketing.

Mon dernier conseil aux assureurs traditionnels : combien de fois faudra-t-il le répéter ? Mettez votre marque en valeur, et allez un cran plus loin : illuminez la qualité de vos offres. Si elles sont aussi alléchantes que vous le croyez, les consommateurs iront voir votre réseau.

Mon ultime conseil : continuer de faire confiance à SONAR pour votre développement durable !

Amen

Note de la rédaction :

Pas que des remerciements, mais aussi des félicitations. Voilà ce que je lance à Richard. Il sait jeter un regard critique sur la distribution d’assurance et surtout sur les distributeurs eux-mêmes! Il faut une bonne dose d’audace et de témérité pour critiquer des entrepreneurs, surtout ceux à la tête de cabinets de courtage qui ont traversé les 20 dernières années. On se dit qu’après tout, si on est encore en affaires, c’est qu’on sait comment faire.

Mais le début de la sagesse est d’écouter la critique. Surtout celle de Richard qui a souvent su commenter froidement dans nos pages ce que beaucoup n’osaient aborder que derrière des portes closes.

Je lui souhaite bonne chance dans sa nouvelle aventure. Et je souhaite qu’il conserve le même regard qui l’a toujours distingué de ses collègues.

Serge Therrien… un entrepreneur qui ne vend pas d’assurance, mais qui adore l’assurance!