La Chambre de la sécurité financière est à mi-chemin de son plan triennal 2012-2014. En 2012, elle a beaucoup travaillé sur sa gouvernance, notamment pour son conseil d’administration et ses sections régionales. Les premiers mois de 2013 ont été consacrés au développement professionnel de ses assujettis et à ses stratégies de communication. Le tout s’est traduit par la mise en place d’un cours obligatoire en conformité pour les membres de la Chambre et l’introduction d’une publicité fort remarquée, soit celle du bébé kung-fu.

« Mine de rien, nous sommes dans un univers très concurrentiel, en matière de publicité, dit son PDG Luc Labelle. L’Autorité des marchés financiers y est présente et diverses institutions financières y font de la littératie financière. On a un défi d’existence communicationnelle assez particulier. En plus, le degré de confiance des gens envers notre secteur n’est pas solidement attaché. On n’aurait qu’à vivre un scandale à la Earl Jones et on en souffrirait largement », dit-il.

Après avoir changé de logo, il y a deux ans, la Chambre a lancé une campagne publicitaire, l’an dernier, pour soutenir ce changement. « Plusieurs profs d’université nous ont dit que ce que nous avions fait était the state of the art pour de telles publicités. Le problème, c’est que personne ne s’en rappelle. On a donc fait un travail de réflexion stratégique », dit son PDG.

La Chambre en est venue à mettre de l’avant la notion d’interdépendance. « Avec le représentant et avec le consommateur, nous formons une équipe. On veut avoir une discussion avec le public. C’est pourquoi on commence à faire appel aux médias sociaux. On veut aussi accentuer le travail de relations publiques avec les médias grand public, dans les prochains mois », dit M. Labelle.

Le PDG de la Chambre convient que la publicité du bébé kung-fu était audacieuse. « C’est sûr que nous avons été surpris, lorsque nous l’avons vue pour la première fois. Mais nous avons plongé. On se devait de murir sur ce point. Avec cette publicité, on voulait aller dans l’émotion. Le bébé était un hameçon. C’était une façon humoristique de dire : quand on se sent entouré, on se sent plus fort. La question à la fin, Votre conseiller est-il membre?, est le génie de la pub. Comme la Chambre est peu connue, on les invite juste à venir voir le site pour vérifier », dit-il.

Le consommateur y découvre alors l’OAR et voit que son représentant est encadré. « On créé une triangulation et on vient travailler en équipe. Le membre parle de la Chambre lorsque son client lui en parle, et on renforcit la relation des professionnels avec nous. C’est gagnant pour la profession ».

La Chambre mesurera la notoriété de sa campagne, concoctée par la firme Tam Tam/TBWA, qui connaitra une deuxième vague à l’automne. L’OAR a observé une hausse de 50 % des visites sur son site durant sa diffusion, soit de la fin mai à la fin juin, par rapport à la même période, l’an dernier.