En réaction au dépôt du projet de loi visant notamment à améliorer l'encadrement du secteur financier québécois, le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier a tenu à souligner le projet de loi qui permettra, selon lui, de faire de l'encadrement législatif québécois « l'un des plus modernes du monde ».

Pour M. Cormier, la loi omnibus encadrant les services financiers poursuit différents objectifs d'importance, dont notamment celui de compléter l'adaptation de l'encadrement prudentiel du Mouvement Desjardins aux règles internationales, définies après la crise financière de 2008, en modifiant la Loi sur les coopératives de services financiers, la Loi sur l'autorité des marchés financiers et la Loi sur l'assurance-dépôts.

Harmoniser et standardiser

Elle permettra aussi de réviser la Loi sur les assurances et la Loi sur la distribution des produits et services financiers, lesquelles n'ont pas été globalement revues depuis respectivement 1974 et 1998. Pour le PDG de Desjardins, ces deux lois pourront mieux prendre en compte l'évolution rapide des produits et services financiers ainsi que de leurs modes de distribution, tout en renforçant la protection des consommateurs.

De plus, l'approche retenue par le ministre devrait selon lui permettre d'harmoniser et de standardiser les concepts, les principes, les techniques de rédaction et le vocabulaire de l'ensemble des lois régissant le secteur financier, y compris la Loi sur les valeurs mobilières.

Importance stratégique au Québec

« L'exercice qu'entreprend l'Assemblée nationale du Québec est d'autant plus primordial que le secteur financier est d'importance stratégique au Québec. Sa contribution au PIB québécois dépasse notamment celles des secteurs des technologies de l'information et des communications, de l'extraction minière et de la construction résidentielle. L'emploi de près de 147 000 Québécois est lié au secteur financier  », de conclure M. Cormier.