Alors que le nord-est des États-Unis connait depuis le début de l’année des chutes de neige exceptionnelles, la réponse des assureurs et des experts en sinistres va désormais être surveillée de près.

Bien que la Nouvelle-Angleterre ait toujours été exposée aux tempêtes hivernales, l'hiver 2015 se distingue des années précédentes en raison de la grande quantité de neige tombée sur une période de temps très courte. Des événements qui seront certainement l’occasion de tester la capacité des assureurs à gérer le traitement des réclamations.

Le 16 février dernier, Boston avait déjà connu son troisième hiver le plus enneigé avec environ 96 centimètres de neige, alors que d’autres chutes de neige étaient encore attendues. D'autres statistiques montrent que 90 centimètres de neige sont tombés dans les derniers 30 jours seulement et qu’il y a eu quatre jours différents totalisant au moins 12 pouces de neige.

Les économistes estiment que les tempêtes hivernales ont couté à l'État du Massachusetts plus d'un milliard de dollars notamment en raison du ralentissement de l’activité économique.

La plupart des assureurs ne connaitront pas leurs pertes totales dans les semaines ou les mois à venir, car la neige doit encore continuer à tomber. Une chose est sûre toutefois, les pertes finales dépendent de la capacité des assureurs à bien se préparer et à déployer des ressources suffisantes dans les zones qui ont été touchées par les tempêtes.

Les experts en sinistre seront également surveillés de près. En effet, en fonction du volume des réclamations, les assureurs vont probablement utiliser les deux experts en sinistres, celui de la partie indépendante et celui de la partie tiers, afin de régler les réclamations dans un délai raisonnable.

Cependant, il est encore trop tôt pour déterminer si les assureurs concernés par les récentes tempêtes de neige risquent de dépasser leur niveau de réassurance. Il convient de noter que les petits assureurs concentrés géographiquement seront plus exposés. Par conséquent, il est permis de se demander si le recouvrement des réassureurs fournira un apport significatif à la rentabilité des assureurs.