Quatre prestataires de soins de longue durée sur 10 ont moins de 65 ans, rapporte une brochure que distribue Penncorp pour vanter les mérites de son nouveau produit. Fondé sur des recherches réalisées à l’Université Georgetown de Washington en 2003, cette statistique rappelle qu’un produit de soins de longue durée ne s’adresse pas qu’aux plus vieux de nos citoyens.

La liste des faits préoccupants s’allonge au fil des études.

Chez Sun Life, David Baker souligne l’importance de s’assurer tôt. Une personne de 50 ans paiera le double si elle attend à l’âge de 65 ans pour s’assurer en vertu d’une police de soins de longue durée, signale le vice-président adjoint au développement des produits de santé individuels. De plus, une personne assurable à 50 ans pourrait ne plus l’être à 65 ans.

Le besoin est criant. Après 65 ans, c’est 44% des hommes et 72% des femmes qui sont susceptibles de perdre leur autonomie pour une période d’au moins 90 jours, rapporte M. Baker. Il cite en ce sens l’ouvrage Becoming Disabled After Age 65:  The Expected Lifetime Costs of Independent Living, publié en 2005 par l’American Association for Retired Persons.

La brochure de Penncorp montre quant à elle la fragilité du couple face à une perte d’autonomie : un couple moyen aura épuisé ses économies en 4 à 7 ans si l’un des deux conjoints en vient à requérir des soins de longue durée, fait-elle savoir. Elle ajoute aussi une statistique éloquente du Syndicat des employés de service et du gouvernement de la Colombie-Britannique : l’hébergement dans un foyer de soins infirmiers privé peut coûter entre 40 000$ et 70 000$ par an.

Pourtant, peu de personnes planifient cette éventualité. Un sondage réalisé par Sun Life l’an passé précise que seulement 9% des travailleurs canadiens ont tenu compte des frais de soins de santé dans la planification de leur revenu de retraite. En fait, 80% des Canadiens comptent sur l’assurance maladie offerte par leur province pour parer le coup.

Nouveau produit hybride

Sun Life s’apprête d’ailleurs à lancer un produit déjà très en vogue dans l’industrie : une assurance maladies graves qui se transforme en assurance soins de longue durée.

Le 26 janvier, l’assureur lancera ce produit dont La couverture peut se transformer en tout ou en partie. Celui-ci permettra aussi à l’assuré qui a souscrit à l’option de remboursement des primes du volet maladies graves de financer une partie du coût de l’assurance soins de longue durée.