Les changements dans le secteur de la réassurance s’accélèrent et pour assurer la viabilité de ce marché à long terme, il est nécessaire d’augmenter encore les taux, mais aussi de mieux connaitre les risques et de savoir comment y faire face convenablement, dit l’institut de recherche sigma du réassureur Swiss Re.

Sigma évalue d’ailleurs que l’écart de protection pour les catastrophes naturelles, la mortalité et les dépenses de santé, a atteint 1 200 milliards de dollars américains en 2018, un record.

Poids sur la réassurance

Le secteur de la réassurance est non seulement confronté à un paysage de risques en pleine mutation, mais aussi à des expositions croissantes à mesure que la population mondiale augmente. Les personnes vivent plus longtemps et accumulent davantage d’actifs, en particulier dans les zones exposées aux catastrophes naturelles.

Ce secteur devient d’ailleurs de plus en plus important à considérer pour les assureurs et réassureurs du monde, c’est même le principal moteur de la croissance de l’assurance dommages de Swiss Re cette année.

Les risques sont de plus en plus complexes et leur croissance est rapide, explique l’institut de recherche de Swiss Re. Certains risques, tels que les dangers secondaires (feux de forêt, la sècheresse et inondation) ou les cyberrisques, évoluent et nécessitent de nouvelles approches, y compris la modélisation des risques. 

L’augmentation des couts de l’assurance responsabilité aux États-Unis est un autre problème émergent, car les réassureurs doivent trouver un moyen, encore une fois, de modéliser et d’évaluer l’impact de l’inflation sociale. Cependant, l’accès et la compréhension des données disponibles freinent les principaux assureurs en raison du manque de savoir-faire, de compétences spécifiques et de ressources adéquates pour les décoder et les utiliser à bon escient.

L’abondance de capitaux sur le marché de la réassurance a eu une incidence sur l’ensemble de la chaine de valeur de la réassurance, a accru la sensibilité aux couts et oblige les réassureurs à trouver de nouveaux moyens de créer de la valeur pour les principaux assureurs.

Avoir des partenaires non assureurs

Swiss Re suggère des partenariats autres qu’avec les assureurs et même extérieurs à ce secteur, et ce, autant dans son association avec des clients, qu’avec des entreprises. Cette mesure permet le développement de solutions technologiques innovantes pour combler les lacunes en matière de protection, d’exploiter de nouvelles sources de croissance et de fournir de meilleurs produits et services au consommateur.

Par exemple, les solutions paramétriques peuvent fournir une tarification de bout en bout, une administration des polices et un règlement automatisés des sinistres en cas de catastrophe naturelle. Cela aide les clients à augmenter de manière efficace la pénétration de l’assurance sur des marchés auparavant sous-desservis et procure un soulagement économique rapide aux souscripteurs.