Les petits assureurs auront davantage de difficultés à se relever des conséquences de l’incendie qui a ravagé Fort McMurray, prévoit Standard and Poor’s.

La firme de notation indique dans un rapport publié en mai 2016, et dont le Journal de l’assurance a obtenu copie, que les grandes sociétés d’assurance de dommages devraient pouvoir éponger les pertes liées à Fort McMurray. Ceux de plus petite taille risquent de se retrouver dans une situation difficile.

« Nous pensons que les assureurs ont généralement une couverture de réassurance appropriée, une suffisance de capital adéquate et assez de soutien au sein du groupe pour absorber les pertes. Toutefois, les assureurs de moindre envergure ou qui feraient essentiellement affaire en Alberta pourraient trouver la charge lourde », indique S&P.

Hardeep Manku, analyste chez S&P, dit que le désastre de Fort McMurray amènera les réassureurs à jouer un rôle de premier plan dans le suivi de ce sinistre. Cela contribuera à atténuer les difficultés qui s’ensuivront du côté des assureurs.

Toutefois, les assureurs et les réassureurs pourraient profiter de ce désastre pour raffermir les taux en assurance habitation, croit S&P, et ce, tout particulièrement pour le marché de l’Alberta. La firme de notation indique par ailleurs que la catastrophe de Fort McMurray aura peu d’impacts sur le marché mondial de la réassurance.

Quel sera l’impact de cet incendie majeur sur la rentabilité des assureurs ? M. Manku indique que S&P prédisait que les ratios combinés des assureurs devraient se situer quelque part entre 96 % et 99 % en 2016. Mais ces prédictions ne tenaient pas compte de la probabilité d’un sinistre de l’ampleur de celui de Fort McMurray…