Les perspectives s’annoncent négatives pour les réassureurs en 2018, selon des analystes de la firme de notation A.M. Best. Bien qu’il soit possible que les conditions de marché connaissent une amélioration à court terme, plusieurs incertitudes liées au niveau et à la durabilité des améliorations dans le marché de la réassurance expliquent le maintien des perspectives négatives pour les douze prochains mois.

A.M. Best évalue que le ratio combiné s’élève à 110 % pour 2017 et que le retour sur les capitaux propres est déficitaire de 1 % à échelle globale. La firme s’inquiète aussi du fait que les taux en assurance habitation soient « à la merci » du marché des capitaux alternatifs et moins influencés par le marché traditionnel de la réassurance comme cela a été le cas historiquement.

Plusieurs facteurs pourraient être favorables au marché

Toutefois, les analystes d’A.M. Best identifient que plusieurs facteurs pourraient avoir un effet favorable sur le marché de la réassurance. Parmi ceux-ci, la firme dit qu’une amélioration globale, en particulier aux États-Unis, des perspectives économiques engendrerait une croissance organique et une utilisation optimisée de capitaux excédentaires.

De plus, les taux d’intérêt à la hausse contribueraient à une meilleure flexibilité des taux et à de meilleurs retours sur investissements. Cela aiderait aussi les réassureurs à colmater les pertes significatives à la suite de catastrophes. Enfin, le phénomène de consolidation dont est témoin le marché de la réassurance pourrait aider à améliorer l’efficacité de la capacité générale du marché et à une meilleure discipline opérationnelle.

Des bilans robustes pour faire face aux pressions

Bien qu’il n’est pas impossible que ces facteurs se réalisent, la firme rappelle que tout est incertain et que les risques que le marché demeure le même en 2018 sont présents. Les analystes affirment toutefois qu’ils s’attendent à ce que les résultats généraux et de souscription s’améliorent légèrement et qu’ils se stabilisent à court terme.

A.M. Best soutient que les réassureurs avec des bilans robustes, un portefeuille d’affaires diversifié et une grande étendue géographique sont en meilleure position pour faire face aux pressions faites par cet environnement d’opérations et pourront mieux cibler les occasions de profitabilité.