Aon Hewitt vient de publier les résultats d’une nouvelle recherche indiquant que les promoteurs de régimes d’avantages sociaux canadiens reconnaissent que de plus en plus de Canadiens travailleront au-delà de l’âge normal de retraite de 65 ans – mais que peu d’entre eux ont déjà pris des mesures pour répondre aux besoins uniques des employés plus âgés en matière d’avantages sociaux.

En fait, environ un tiers seulement des organisations interrogées, soit 30 %, disent qu’elles ont une politique formelle en place qui régit les avantages sociaux des employés plus âgés.

De nombreuses répercussions importantes

Pour les promoteurs de régime et les employés, la question du travail au-delà de l'âge traditionnel de la retraite a de nombreuses répercussions importantes sur la culture organisationnelle, la rémunération et, bien sûr, la structure et l'étendue des programmes de soins de santé, de soins dentaires, d'invalidité et d'assurance vie. Toutes ces questions deviendront plus pressantes à mesure que la population active vieillira, une tendance qui est clairement reconnue par les employeurs.

Selon le sondage d'Aon mené auprès de 170 employeurs canadiens, seulement 10 % des organisations interrogées ont une main-d’œuvre composée de plus de 5 % d'employés de plus de 65 ans. Cependant, au cours des cinq prochaines années, plus de la moitié des employeurs interrogés (55 %) prévoient que le nombre d’employés de plus de 65 ans passera à plus de 5 % de leurs effectifs.

L’assurance invalidité longue durée rarement proposée

Peu de promoteurs de régimes d'avantages sociaux semblent faire des changements proactifs visant à se préparer à ce nombre croissant d'employés de plus de 65 ans. Moins de 10 % des employeurs interrogés ont dit qu’ils ajustent leurs régimes d’avantages sociaux pour tenir compte des employés de plus de 65 ans. À l’heure actuelle, 84 % des employeurs interrogés n’offrent pas d’assurance invalidité longue durée (ILD) aux employés de plus de 65 ans, mais une vaste majorité leur offre les mêmes garanties de soins dentaires et de soins médicaux (80 %) qu’aux autres employés.

Se préparer de façon proactive

« Notre étude démontre que la plupart des organisations ne reconnaissent pas de façon adéquate les défis pressants que représente la cohorte grandissante des plus de 65 ans, a déclaré Anthony Perlman, premier vice-président et chef de la pratique nationale d’Assurance collective chez Aon Hewitt Canada. Les Canadiens travaillant plus longtemps, il faut dès maintenant que les employeurs planifient et se préparent de façon proactive en vue de l'évolution – et du vieillissement – de la main-d’œuvre. »