Depuis plusieurs mois, Aviva Canada traque les fraudeurs à l’assurance. Les résultats sont d’ailleurs au rendez-vous à travers tout le Canada, mais aussi au Québec.

La plus récente prise de l’assureur remonte à la mi-mars. Elle a épinglé une firme de parajuriste qui se vantait de pouvoir obtenir illégalement des indemnités d’assurance en Ontario. C’est grâce à un client de l’assureur que trois associés de cette firme, dont l’une que l’on voit sur la photo ci-haut, se retrouvent maintenant devant les tribunaux.

En janvier, Aviva a porté des accusations contre Steve Thibault, un client qui a rapporté le vol de son VTT à L’Épiphanie. Le vol n’a toutefois jamais eu lieu, ont démontré les enquêteurs de l’assureur. L’individu en question a dû comparaitre au palais de justice de Joliette et a plaidé coupable à des accusations de tentative de fraude de plus de 5 000 $.

Aviva a aussi sévi contre un arnaqueur au Nunavut. Le propriétaire d’une compagnie de taxi a rapporté qu’un incendie dans sa chaufferie avait causé d’importants dommages à la partie intérieure du bâtiment abritant son entreprise de taxi. Aviva a par la suite démontré qu’il a présenté de fausses factures totalisant plus de 50 000 $ dans le but d’obtenir illégalement une indemnité supplémentaire.

Or, en examinant la facture des appareils de chauffage, l’expert indépendant qui a traité la demande au nom d’Aviva Canada a remarqué que la date de début de la location était inexacte et que le nom du fournisseur était fictif. Le propriétaire de cette compagnie de taxi s’est ainsi retrouvé devant les tribunaux et a été inculpé pour falsification de documents et usage de faux.

Un chef d’entreprise ontarien qui a tenté de frauder Aviva pour un vol d’outils et d’un tracteur Kubota s’est quant à lui fait épingler en moins de cinq heures par la police. Juste avant l’approbation du paiement en faveur du chef d’entreprise, l’assureur apprend que le véhicule se trouve toujours sur la propriété de l’entreprise. Niant d’abord que le matériel volé se trouve encore sur la propriété, celui-ci finit par admettre que les restes d’un tracteur Kubota abimé se trouvent dans un camion-benne sur place. Il a dû répondre de son méfait devant les tribunaux.

Aussi, il y a un an, une enquête conjointe d’Aviva et de la Sûreté du Québec a permis de débusquer un fraudeur qui comptait tirer profit de l’incendie de sa résidence à Trois-Rivières. L’enquête a ainsi mené au dépôt d’accusations contre Daniel Vallières, soupçonné d’avoir présenté une demande d’indemnité frauduleuse après avoir commis un incendie criminel.