Le chien de garde de la vie privée au Canada demande aux assureurs de personnes de ne pas demander de tests génétiques à leurs clients.

Dans un avis, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CPVP) note qu’il n’existe aucune loi au Canada qui s’attarde particulièrement à l’utilisation de tests génétiques par les compagnies d’assurance.

La politique de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) est que les assureurs ne devraient pas exiger que les consommateurs subissent un test génétique. Toutefois, si un test a préalablement été fait, l’ACCAP indique que les assureurs pourraient demander à voir les résultats, comme ils le feraient avec n’importe quel autre test médical.

« L’absence d’interdiction spécifique sur l’usage des résultats des tests génétiques par les assureurs a fait naitre des préoccupations quant à la discrimination génétique et la peur qu’une éventuelle discrimination agisse comme un obstacle à faire des tests génétiques, même lorsque c’est cliniquement recommandé », indique le CPVP.

Le CPVP a demandé deux études pour déterminer si les tests génétiques étaient vraiment nécessaires pour permettre aux compagnies d’assurances de personnes de mesurer le risque adéquatement et justement. Les deux études ont révélé que l’interdiction de tests génétiques n’aurait pas d’impact significatif sur les assureurs ou sur l’efficacité des opérations d’assurance.

« Basé sur nos analyses, il n’est pas clair si la collecte et l’usage de résultats de tests génétiques par les compagnies d’assurances est nécessaire, efficace et le moins intrusif possible pour atteindre les objectifs actuels de l’industrie », conclut le CPVP.