Selon un nouveau sondage mené par la banque CIBC auprès de Canadiens âgés de 18 à 34 ans, la majorité des post-boumeurs, qu'ils investissent ou non dans les marchés, affirment n’avoir aucune idée de la façon d'investir et admettent qu'ils manquent de savoir financier.

« Même s'il est bon de constater qu'autant de post-boumeurs reconnaissent l'importance d'investir pour accroître leur valeur nette au fil du temps, notre sondage montre clairement qu'ils ont besoin d'aide, affirme Sarah Widmeyer, directrice générale et chef, Services consultatifs de gestion de patrimoine à CIBC. Leur manque de connaissances les rend vulnérables à de nombreuses erreurs courantes de placement. »

82 % pensent ne pas en savoir assez

Selon le sondage, 67 % des Canadiens âgés de 18 à 34 ans possèdent des placements, notamment des actions, des CPG, des obligations et des fonds communs de placement. Toutefois, ils sont 82 % à penser qu'ils n’ont pas assez de savoir financier sur les placements.

Ainsi, parmi les personnes qui ont des placements, 41 % disent qu'elles n'obtiennent pas le rendement auquel elles s'attendent; 28 % estiment qu'elles ont de la difficulté à élaborer une stratégie de placement à long terme; 21 % disent trouver difficile d'anticiper le marché.

« Les jeunes investisseurs pensent souvent que la meilleure façon de se constituer un patrimoine est de faire la course aux actions, mais il est pratiquement impossible d'anticiper le marché, affirme Mme Widmeyer. En réalité, il s'agit simplement de prendre l'habitude de mettre de l'argent de côté de façon périodique, de choisir des placements de bonne qualité et de respecter son plan à long terme. »

Les femmes manquent de confiance

Alors qu’en général, la confiance est faible parmi les investisseurs post-boumeurs, plus de la moitié (58 %) des femmes manquent de confiance en ce qui concerne les placements, comparativement à seulement un tiers (36 %) des hommes.

« Nous constatons un écart entre les sexes, affirme Mme Widmeyer. Nous devons faire en sorte que les enfants acquièrent un excellent savoir financier et que les filles prennent leur place dans ce domaine. »

Enfin, le tiers (33 %) des post-boumeurs qui n'ont pas encore commencé à investir dans le marché donne pour principales raisons leur manque de savoir financier et le fait qu'investir les « intimide ». Comme autres principales raisons, ils mentionnent qu'il ne leur reste pas assez d'argent à la fin du mois et qu'ils ont d'autres priorités financières, comme rembourser une dette ou épargner pour acheter une maison.