Après plusieurs années de ratios combinés dépassant la barre des 100% et n’allant pas en diminuant, le marché américain d’assurance automobile a démontré des signes d’amélioration en 2017, révèle une analyse de la firme de notation A.M. Best.

En effet, au troisième trimestre de 2017, le ratio combiné de l’industrie était en baisse de trois points par rapport au troisième trimestre de 2016.

Baisse de la fréquence

Malgré une hausse du nombre de kilomètres parcourus grâce aux conditions économiques améliorées, et du taux de chômage et prix de l’essence bas, A.M. Best affirme que la fréquence des accidents est en baisse. Ceci s’explique par une hausse du prix du baril de pétrole brut et une volonté des assureurs d’augmenter les taux en assurance automobile.

Les assureurs Allstate et Progressive ont rapporté des baisses de 8% et 4% au troisième trimestre de 2017, alors que Berkshire Hathaway a affirmé que la fréquence pour sa filiale GEICO se stabilisait. « Malgré la décroissance, les assureurs doivent continuer de travailler sur les facteurs qui influent la fréquence, soit la distraction au volant, la légalisation de la marijuana et les catastrophes naturelles », précisent les analystes.

La gravité toujours en hausse

Par contre, la gravité des accidents, quant à elle, est toujours en hausse, souligne les analystes d’A.M. Best dans leur rapport. Entre 2014 et 2016, la gravité a connu une hausse accélérée de 6,8 points, « et ne démontre pas des signes de ralentissement ».

Cette croissance s’explique par une hausse de l’achat de nouveaux véhicules et la hausse des couts de réparation, mais il ne s’agirait là que d’une partie du problème, explique le rapport. Le nombre de décès par 100 000 personnes a également augmenté en 2015 et 2016, la première fois depuis 1994 et 1995.

Hausse des taux

Face à l’augmentation de la gravité des accidents de la route, les assureurs ont décidé d’augmenter les taux de manière agressive en 2017. Certains ont affirmé que les taux devraient être adéquats en fin d’année, rapporte A.M. Best.

« Les entreprises ont préféré une souscription plus serrée aux parts de marché, quitte à perdre des clients avec des dossiers présentant de plus grandes pertes et une plus haute fréquence. Les assureurs qui n’auront pas implanté des hausses de taux importantes pourraient faire face à une antisélection et auront vraisemblablement besoin d’augmenter leurs taux dans le futur. »