C’est en 1978 que le Groupement des assureurs automobiles a vu le jour au Québec. L’État avait alors créé une société pour prendre en charge l’assurance des dommages corporels et demandé aux assureurs de mettre en place différents mécanismes pour améliorer le régime d’assurance des dommages matériels. Plusieurs réalisations ont marqué ces 30 ans d’histoire.

Le premier mandat du GAA avait été de garantir à tout propriétaire d'un véhicule automobile l'accès à une assurance de responsabilité civile d'au moins 50 000 $. Ce fut fait par l'entremise de l'adoption de l'article 170 de la Loi sur l'assurance automobile.

C'est au GAA qu'on doit le Constat amiable, lancé en 1979, qui est maintenant distribué à plus de 700 000 exemplaires chaque année au Québec. C'est aussi en 1979 que le GAA s'est vu confier le mandat de mettre en place le Plan statistique automobile. Ce dernier permet de suivre les pratiques des assureurs, de déceler des tendances, en plus de pouvoir mesurer les effets d'actions prises pour résoudre certains problèmes comme le vol auto.

En 1984, le GAA a mis en place le Plan de répartition des risques (PRR) qui permettait aux assureurs de supporter collectivement les risques moins intéressants, tout en garantissant à tous un accès souple au marché de l'assurance automobile et en favorisant le maintien d'un service personnalisé. Ainsi, grâce au PRR, l'assuré continue de faire affaire avec l'assureur de son choix et profite de ses services. L'assureur, de son côté, a la latitude de transférer au PRR jusqu'à 10 % de son volume-primes chaque année.

Le GAA a aussi mis en place la Convention d'indemnisation directe, qui fait que chaque automobiliste est indemnisé directement par son propre assureur, et la responsabilité de chacune des parties impliquées dans une collision est déterminée à l'aide de barèmes.

En 1990, le GAA a instauré une base de données, le Fichier central des sinistres automobiles, qui fait maintenant l'objet de plus d'un million de consultations par an.

« Le GAA s'est révélé le vecteur de la mobilisation des assureurs afin de faire du régime québécois d'assurance automobile un modèle de réussite, qui fait d'ailleurs l'envie de plusieurs », dit John Strome, président du conseil d'administration du GAA.

« L'héritage du GAA est précieux : un secteur d'activité solide et concurrentiel, une tarification stable et équitable, un accès à l'assurance facile et garanti ainsi qu'un règlement des sinistres simplifié et encadré, le tout au bénéfice des assurés québécois », affirme Daniel Demers, directeur général du GAA.

« En 1978, le GAA roulait sur de bonnes intentions. Le secret de la réussite du GAA est d'avoir su s'entourer, depuis trente ans, de gens compétents, professionnels et surtout motivés et passionnés par leur désir de toujours mieux servir ses différentes clientèles que sont les consommateurs, les assureurs et les autorités réglementaires », ajoute Raymond Medza, qui fut directeur général du GAA de 1981 à 2000.