Trois catastrophes naturelles majeures ont déjà frappé le Canada depuis le début de l’année et force les assureurs à ouvrir leur bourse pour couvrir les dégâts.Tout d'abord, à la mi-mai, un feu de brousse a détruit 40 % de la municipalité de Slave Lake, en Alberta. Le Bureau d'assurance du Canada (BAC) estime qu'il s'agira de la deuxième catas­trophe la plus couteuse de l'histoire du pays, après la crise du verglas de 1998. Pour le moment, les dommages sont estimés à 700 millions de dollars. Intact Corporation financière, principal assureur canadien, estime que ses pertes seront d'environ 45 M$ à 55 M$.

Cet incendie a d'ailleurs incité Marshall & SwiftBoeckh à revoir ses normes en ce qui concerne le cout de reconstruction d'une habitation comparé à sa valeur assurable. L'entreprise se spécialise justement dans l'établissement du cout de reconstruction. Ses normes sont utilisées partout au Canada. La firme travaille avec Co-operators et l'Alberta Motor Association à cet effet.

« Nous aidons nos clients à améliorer les processus de souscription et de réclamations en tenant à jour nos informations sur les couts et en faisant la promotion de meilleures pratiques, a déclaré Norrine Brydon, vice-présidente de la gestion des données de la firme. Les catas­trophes naturelles comme celle survenue à Slave Lake nous offrent une occasion unique pour analyser et mieux comprendre les lacunes des valeurs assurées. Nous pouvons ainsi tenter de réduire ces lacunes à l'avenir. Une reconstruction à grande échelle comme celle-ci nous permet de comprendre la dynamique des couts par rapport à une seule perte. Nous y gagnons aussi une expertise supplémentaire en étudiant le processus de reconstruction. »

Le mois d'aout aura été marqué par deux catastrophes naturelles. Des tornades ont frappé le sud de l'Ontario dans la semaine du 21 aout. La plus puissante a ravagé une partie de la ville de Goderich et y a fait un mort. Le 4 septembre, 70 résidences ont été endommagées par une tor­nade à Trois-Rivières. Le passage de l'ouragan Irene a fait des dégâts un peu partout au Québec et dans l'Atlantique. Au moment de mettre sous presse, il était trop tôt pour estimer le montant des dégâts causés par les catastrophes survenues en aout.

En mai, le Québec avait aussi été aux prises avec des inondations en Montérégie, qui ont fait vivre un cauchemar à plusieurs résidents de Saint-Jean-sur-Richelieu, ainsi que des municipalités avoisinantes. Ces inondations avaient été causées par le débordement de la rivière Richelieu. Quelques catastrophes ont aussi frappé le Canada en 2010. Swiss Re en a fait le décompte.

Au mois de juillet, de fortes tempêtes de grêle et de pluie ont causé des dommages assurés de 500 M$ en Alberta. Il s'agit de la 20e catastrophe la plus couteuse survenue en 2010 dans le monde. Les dommages totaux, qui ont touché principalement des bâtiments et des voitures, étaient de 650 M$. Deux ouragans ont aussi causé des dommages au Canada en 2010 : Earl en aout et Igor en septembre. Les deux évènements ont causé plusieurs millions de dollars en dom­mages dans les Maritimes.