Dans un article publié le 3 mars dernier, le Journal de Montréal et le Journal de Québec laissaient entendre que l’Autorité des marchés financiers « croulait sous la mauvaise gestion dans son service d’enquête » et qu’un rapport prétendument « cinglant » produit par la firme KPMG en attestait.

Par la voix de son PDG Louis Morisset, l’Autorité a décidé de répliquer face à « une interprétation aussi exagérée » et « de graves insinuations qui jettent un doute sur la compétence et l’intégrité » de l’organisation.

Ainsi, dans une lettre publiée sur son site Internet, l’Autorité rappelle notamment que c’est elle qui, en 2012, a mandaté la firme KPMG dans le but de s’assurer que ses processus d’enquête répondent aux standards les plus élevés et d’obtenir des recommandations quant à des solutions technologiques permettant une administration de la preuve exclusivement électronique.

L’Autorité tient également à souligner que ce rapport n’est « aucunement alarmiste », car il ne critique ni la qualité ni la pertinence des processus d’enquête en place. Contrairement à ce que laisse entendre l’article du Journal de Montréal et du Journal de Québec, l’Autorité rappelle qu’elle figure parmi les chefs de file au chapitre de la conversion vers une administration totalement électronique de ses dossiers d’enquête.

Enfin, l’Autorité des marchés financiers souhaite maintenir sa réputation et son aspiration à demeurer une organisation toujours plus performante. Elle rappelle simplement pour finir qu’elle représente le régulateur le plus actif au Canada en matière de poursuites pénales et que son taux d’efficacité devant les tribunaux excède les 90 %.