Dans son dernier rapport annuel sur les institutions financières, l’Autorité des marchés financiers identifie les nouveaux risques auxquels font face les institutions financières. Certains sont universels et touchent tous les secteurs alors que d’autres affectent plus spécifiquement un seul secteur.

Selon le document de l’Autorité, le cyberrisque ainsi que les enjeux liés à l’ère numérique touchent toutes les institutions financières et constituent une des nombreuses menaces pour leur réputation. Le cyberrisque comprend également d’autres dimensions liées aux médias sociaux, à la mobilité et à la prolifération des objets connectés dans tous les domaines de la vie quotidienne. Le facteur d’incertitude lié au cyberrisque contribue à accroitre l’importance qui devrait lui être accordée, selon le rapport de l’AMF.

De plus, l’Autorité pointe certaines menaces liées à l’interconnexion des objets. C’est par exemple le cas des drones qui peuvent d’ailleurs être utilisés par les assureurs de dommages dans l’évaluation de certains risques au moment de la souscription ou lors de l’évaluation des dommages dans les endroits plus difficiles d’accès. L’utilisation des drones pourrait cependant soulever une problématique en termes d’assurance, particulièrement au niveau de la responsabilité, pour leurs propriétaires.

Les nouvelles applications telles que les plateformes de location de logements (Airbnb) et les fonctions mobiles permettant l’offre de services de transport rémunéré (UberX) sont également dans le ligne de mire de l’Autorité. Cette dernière affirme que ces nouveaux venus risquent de bouleverser certaines industries et constituent un risque accru pour les assurés qui y participent ainsi que pour les assureurs. Ces nouveaux phénomènes pourraient amener une modification de l’offre et de la demande d’assurance, particulièrement en ce qui a trait à la garantie liée à la responsabilité civile, avance l’Autorité.

Enfin, malgré le fait que les objets connectés puissent permettre aux institutions financières de peaufiner leur offre de produits et services, l’utilisation de ces technologies présente un risque accru pour le régulateur, notamment en matière de protection des renseignements personnels et de protection de la vie privée.