Le courtage avait réussi à reprendre des parts de marché aux assureurs directs en 2014 et en 2015. Cette embellie a pris fin en 2016. Son volume global est en recul de 1,34 %.

En dollars absolus, ce ne sont plus que 500 millions de dollars (M $) qui séparent les deux modes de distribution. Avec sa part de 52,83 %, le courtage a souscrit pour un peu plus de 5 milliards de dollars (G $) de primes en 2016. Les assureurs directs comptent sur un volume de près de 4,5 G $ avec leur part de 47,17 %.

Toujours en dollars absolus, le courtage a vu son volume de primes augmenté de 81 M $, passant de 4,956 G $ en 2015 à 5,037 G $ en 2016. Les assureurs directs affichent une croissance de leur volume de 304 M $. Leur volume est passé de 4,194 G $ en 2015 à 4,498 G $ en 2016.

En assurance automobile, le recul de la part de marché du courtage est de 1,41 %. En assurance habitation, il est de 1,19 %. Le recul est aussi marqué en assurance des entreprises à 1,02 %. La responsabilité n’y échappe pas alors que le courtage y a perdu 0,85 %. Le courtage limite les dégâts dans le segment des autres risques, alors qu’il y enregistre une croissance de 0,18 %.

2 M $ de gains en entreprises pour le courtage;
21 M $ pour les directs

La statistique la plus inquiétante pour le courtage est probablement en assurance des entreprises. Le volume de primes du courtage n’y a augmenté que de 2 M $ de 2015 à 2016. Les assureurs directs ont quant à eux obtenu des gains en dollars absolus de 21 M $.

La part du courtage y demeure largement plus élevée à 78,88 %, pour un volume de primes totalisant 1,241 G $. Les assureurs directs y comptent un peu plus de 332 M $ de primes.

60 % du marché des particuliers aux directs

Le Journal de l’assurance a aussi réalisé un autre calcul pour déterminer la part des deux modes de distribution en assurance des particuliers, en combinant assurance automobile et habitation. Ce marché représente un volume de 6,1 G $, soit environ les deux tiers des primes d’assurance de dommages souscrites au Québec.

Ce calcul démontre que les assureurs directs s’accaparent tout près de 60 % du marché de l’assurance des particuliers au Québec, contre un peu plus de 40 % pour le courtage.

Les assureurs directs comptent 2 G $ de primes en automobile

Les assureurs directs ont aussi franchi un important cap en 2016. Collectivement, ils souscrivent maintenant plus de 2 G $ de primes en assurance automobile, pour une part de marché de 57,61  %. Le courtage en souscrit pour environ 1,5 G $, pour une part de 42,39 %.

Au total, dans le top 10 de l’industrie, on retrouve désormais six assureurs directs. C’est un assureur à courtage, Intact Assurance, qui demeure le plus grand assureur au Québec, avec près de 2 G $ de primes, suivis par Desjardins Assurances à 1,3 G $.

La donne est différente en assurance automobile des particuliers, où sept assureurs directs font partie du top 10. Desjardins y est en première place, suivi par Intact. Les deux autres assureurs à courtage y étant encore présents sont Aviva Canada et L’Unique assurances générales. Même chose en assurance habitation, avec Desjardins et Intact au haut de classement. Aviva et RSA Canada sont les deux seuls autres joueurs du courtage à y figurer.