L’inflation des couts médicaux a connu un ralentissement ces deux dernières années grâce notamment à la baisse de l’inflation des prix des médicaments, à l’expiration de certains brevets ou encore à l’introduction de mesures de compression des frais.

Un récent rapport d’Aon Hewitt portant sur l’analyse des régimes d’assurance-maladie complémentaire montre que l’inflation des coûts médicaux a ralenti de manière plus marquée au Canada qu’à l’échelle mondiale. Elle était de 3 % ces deux dernières années après avoir atteint 8 % au milieu des années 2000.Cette réduction est, dans une large mesure, attribuable à la baisse de l’inflation des prix des médicaments, vu les modifications législatives visant à réduire le coût total des demandes de règlement des médicaments apportées par les provinces et territoires canadiens et l’expiration du brevet de certains médicaments de marque bien connus.

Les demandes portant sur des soins autres que les médicaments, comme les services paramédicaux, représentent le segment qui croît le plus rapidement au Canada, les taux d’inflation s’approchant de 8 %. L’autre facteur contribuant à la baisse de l’inflation est l’introduction par les régimes de mesures de compression des frais, ce qui a contribué à atténuer l’augmentation des coûts.

« Au Canada, bien que la tendance de l’inflation soit à la baisse, les organisations doivent prendre les devants en matière de saine gestion de leur régime afin d’être préparées aux changements touchant les soins de santé et l’assurance collective. Le Canada n’est pas insensible aux facteurs mondiaux. En effet, la demande croissante de services, la population vieillissante, le mode de vie malsain et les changements apportés aux régimes d’État menacent tous les coûts futurs des régimes. Ces facteurs doivent être reconnus et traités aujourd’hui pour réduire les risques de hausse future des coûts », explique Shawn O’Brien, chef national, analytique décisionnelle, d’Aon Hewitt Canada.