La Capitale, assurances et gestion du patrimoine, a développé des outils pour mesurer les gains de productivité que permet de réaliser son programme santé destiné aux entreprises. Elle offre aussi à ses clients en assurance collective de partager les profits récoltés par les bonnes habitudes de santé.

L’assureur a récemment revampé son programme Viva Santé. Le plan d’action, le comité de santé et le calendrier des activités proposés par le programme ont été revus. Point central de cette mise à jour, La Capitale emploie maintenant des outils pour mesurer les gains de productivité que Viva Santé permet à l’employeur de réaliser.

« Il s’agit entre autres d’outils informatiques qui nous permettent de poser un diagnostic sur une entreprise et de déterminer sa culture santé », a dévoilé en entrevue au Journal de l’assurance Dean Bergeron, directeur gestion de la présence au travail et promotion de la santé à La Capitale.

Par exemple, les employés veulent-ils entendre parler de saine alimentation, de gestion du stress, de bonnes habitudes de vie? « Nous disposons aussi de questionnaires de l’Association médicale canadienne qui nous permettent de voir où sont les problèmes dans l’entreprise », ajoute M. Bergeron.

Une fois l’entreprise prête à s’engager, les mesures de productivité peuvent commencer. Les questionnaires qui permettent de le faire sont ceux de Solutions Cliniques, une division de l’AMC qui fournit entre autres des logiciels de gestion médicale. Des questionnaires spécifiques sont appliqués la première année, puis la deuxième année de mise à l’essai du programme.

Un parcours exceptionnel

Dans l’industrie, force est de constater qu’il y a des champions de la vente et des champions tout court. Dean Bergeron s’inscrit dans la deuxième catégorie.

Titulaire d’un baccalauréat en actuariat de l’Université Laval, Dean évolue dans le milieu de l’assurance de personnes depuis 1993. Il a occupé des postes de professionnel et de conseiller en développement de produits d’assurances, notamment chez Desjardins Sécurité financière et maintenant à La Capitale, assurances et gestion du patrimoine.

Pourtant, rien dans son parcours de jeunesse ne le destinait à une carrière dans l’industrie. Joueur étoile de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), le jeune homme se dirige tout droit vers une carrière de hockeyeur professionnel. En 1987, le destin en décide autrement. Un bête accident lors d’une partie le rend paraplégique et l’assigne à un fauteuil roulant alors qu’il n’a que 18 ans.

Il ne se démonte pas. L’année suivante, il commence à pratiquer l’athlétisme en fauteuil roulant et participe au Défi sportif. Depuis, Dean a remporté onze médailles paralympiques, dont deux médailles d’or aux Jeux paralympiques de Pékin en 2008, au 100 mètres et au 200 mètres. Dean est aussi le premier athlète en fauteuil roulant de sa catégorie à être passé sous la barre de la minute au 400 mètres.

Les Jeux de Pékin seront ses derniers et Dean devient alors « athlète retraité ». Il dirige actuellement une équipe de quatre personnes entièrement dédiée au programme Viva Santé à La Capitale.

« Nous posons des questions aux participants telles que "Avez-vous participé au programme? Pensez-vous le faire dans les prochaines années?" Ces questions nous permettent d’isoler ceux qui participent et ceux qui ne participent pas et de concentrer nos efforts en conséquence », dit M. Bergeron.

D’année en année, cet exercice permet de constater les améliorations dans les habitudes de vie, la consommation de médicaments, l’absentéisme, etc. Il permet aussi de déterminer de combien de points de pourcentage un problème de santé affecte la productivité de l’entreprise.

Au bout de trois ans, La Capitale peut donner à l’entreprise un portrait de santé plus fidèle. « Par le passé, plusieurs programmes de santé étaient instaurés de façon sporadique. On observait ensuite le retour des vieilles habitudes. Un programme de santé appliqué durant six mois ne donne rien. Nous proposons un partenariat où on gèle les taux d’assurance du client pendant trois ans. Si le cout du régime a baissé au terme de cette période, nous partageons les profits moitié-moitié et nous instaurons Viva Santé pour de bon. Si le cout a haussé, c’est nous qui absorbons la hausse », explique M. Bergeron.

La Capitale a présenté son programme lors d’une conférence à Paris en novembre dernier, relate M. Bergeron. « Des assureurs français ont manifesté leur intention de venir ici pour voir comment on l’applique. »

La Capitale s’est fixé un objectif pour 2011 : instaurer au moins dix programmes de santé par an. « Notre objectif n’est pas d’aller chercher toutes les entreprises, seulement celles qui veulent s’engager. Nous voulons des résultats! » M. Bergeron s’attend à avoir de 30 à 50 entreprises inscrites à un programme Viva Santé d’ici 3 ans.

L’équipe de Viva Santé compte cinq membres dont Dean Bergeron et une personne assignée à l’Ontario et le marché hors Québec en général. La campagne Viva Santé de La Capitale se déroule d’ailleurs à l’échelle pancanadienne. À ce jour, La Capitale compte la ville de Cambridge en Ontario parmi les clients qui adhèrent à Viva Santé, révèle M. Bergeron.