Spécialisation par secteur, nouvelle façon de pondérer les titres boursiers, mélange de gestion active et passive. Les fonds communs de fonds négociés en bourse donnent accès à de multiples stratégies d’investissement. Ils sont tout sauf passif, comme l’idée qu’on se fait habituellement des indices.

« Les fonds négociés en bourse tentent de créer de l’alpha avec de l’indexation intelligente », résume Oricia Smith, vice-présidente, développement de produits chez Invesco Trimark. L’alpha est un terme d’initié qui désigne la valeur ajoutée qu’un gestionnaire est capable de produire par rapport à l’indice de référence.

Quels sont ces indices intelligents? Des indices qui collent davantage aux secteurs et qui tentent d’échapper aux pièges de la capitalisation boursière. Phare de plusieurs FNB de Claymore, l’indice FTSE RAFI fait un pied de nez à ce piège en misant sur la valeur fondamentale d’une société plutôt que sur sa capitalisation boursière.

Pour établir cette valeur fondamentale, l’indice pondère les titres qui le composent selon quatre facteurs comptables :
-Le total des dividendes en espèces (la moyenne quinquennale de l’ensemble des distributions ordinaires et extraordinaires);
-Les flux de trésorerie disponibles (la moyenne quinquennale des flux de trésorerie);
-Le chiffre d’affaires global (la moyenne quinquennale du chiffre d’affaires);
-La valeur comptable (la valeur comptable durant la période en cours).

En ce sens, Claymore considère que des FNB liés au RAFI comme son Canadian Fundamental Index offrent les avantages d’une stratégie de gestion active et les points forts d’un investissement passif. La sélection repose sur des règles transparentes, tout en conservant une capacité d’investissement élevée, dit la compagnie sur son site.

Chez Invesco Trimark, ce sont les fonds de FNB Portefeuilles Tacticiels qui revendiquent cet agencement actif-passif. Ils sont en effet axés sur une répartition de l’actif qui allie gestion passive et gestion active. « Nous avons créé ces portefeuilles en investissant à la fois dans des fonds communs à gestion active et des FNB », explique Mme Smith.

Ces portefeuilles sont construits par l’équipe Global Asset Allocation située à Atlanta. Cette équipe diversifie les portefeuilles pour faire face à différents contextes économiques et cherche à obtenir une meilleure protection contre l’inflation et les risques de récession. Elle recourt à une répartition stratégique en usant de styles de gestion, de catégories et de régions complémentaires. Elle se prête aussi à une répartition tactique en couvrant par exemple le risque de devise.

« Les portefeuilles investissent dans des catégories d’actifs qui ont surperformé dans chacun des contextes économiques, ajoute Mme Smith. Ils permettent aussi de transiter entre classes d’actifs pour tirer parti des occasions de marché à court terme ou protéger le capital. »

Alain Thériault