Tous les professionnels ou organisations d’assurance qui voudront proposer la couverture d’assurance titres pour propriétaires actuels de Services de Titres FCT devront passer par Dale Parizeau Morris Mackenzie (DPMM). Ce passage s’applique tant aux courtiers et agents en assurance de dommages qu’aux conseillers financiers en assurance de personnes.
Les deux entreprises travaillent d’ailleurs à concevoir un produit d’assurance titres visant le grand public, qui devrait être lancé au printemps 2014, a révélé Jacques Bigaouette, vice-président principal chez DPMM, en entrevue au Journal de l’assurance.

« On devient un ajout pour FCT, explique M. Bigaouette, car ses gens se consacraient particulièrement aux notaires, aux avocats et aux banques. Le produit n’a pas encore une grande pénétration dans l’industrie de l’assurance », dit-il.

Laurent Nadeau, chef de la direction, Québec, de FCT, souligne que son entreprise n’a pas la capacité de joindre les consommateurs comme les courtiers d’assurance peuvent le faire. « Nous avons tenté de parler à certains regroupements de courtiers pour le faire, mais ça n’a pas marché. Seul DPMM a montré un fort intérêt. Je n’ai pas senti un tel enthousiasme ailleurs. DPMM a d’ailleurs déjà réalisé plusieurs ventes du produit », dit-il.

M. Nadeau convient qu’il a accordé un gigantesque vote de confiance à DPMM. « C’est une entreprise de vente qui a une grande éthique. Ils ont tout de suite voulu qu’on les forme, avant même que l’entente soit finalisée, pour être bien éduqués sur le produit. On aime l’éthique, et il est important pour nous que le client soit bien servi. On a rencontré ces valeurs chez DPMM », dit-il.

Les deux organisations n’ont pas encore fixé d’objectifs de vente ou de croissance en lien avec ce partenariat. La première année en sera une de rodage. C’est au cours de la seconde que des objectifs de vente seront fixés. FCT et DPMM ont toutefois mis en place une stratégie de distribution, qui passera par de la formation. Les deux entreprises ont conjointement bâti un programme qui sera offert dans les principales régions administratives du Québec et qui donnera droit à des unités de formation continue (UFC).

Un produit méconnu

« L’assurance titres est encore peu connue. On veut donner cette connaissance du produit aux professionnels en assurance de dommages. Dans un deuxième temps, un questionnaire sera mis en ligne pour la vente du produit, et il sera très simple », dit M. Bigaouette.

Le produit vendu par DPMM coutera 250 $ pour une protection de 500 000 $. L’acheteur versera une prime unique qui sera valide tout le temps qu’il détiendra le titre en question. Les courtiers qui la vendront toucheront une commission qui variera entre 7 % et 10 % de la prime vendue, le montant exact n’étant pas encore déterminé. Même les assureurs directs qui voudront vendre le produit de FCT devront passer par DPMM. Quant aux cabinets d’assurance vie, ils peuvent aussi toucher une commission. Pour les professionnels qui ne sont pas rattachés à un cabinet, entre alors une entente de référencement.

FCT possède une entente similaire avec la FADOQ. Seuls les clients provenant de ce réseau ne devront pas passer par DPMM pour acheter le produit.

M. Nadeau confirme que la connaissance du produit est faible. Il précise toutefois que lorsque les gens en entendent parler, un déclic se fait. Il donne en exemple le cas des membres de la FADOQ, qui ont publié un article sur le produit. « Dès la parution du magazine, nous avons eu dix appels sur le sujet. Huit ont ensuite acheté la protection », relate-t-il.

Le problème de fraude immobilière par usurpation est de plus en plus fréquent, dit M. Nadeau. « Avec le vieillissement de la population, on retrouve une plus grande partie de la population qui n’a plus d’hypothèques. C’est un marché cible pour les fraudeurs. C’est d’ailleurs le type de fraude qui est le plus en croissance au Canada », dit-il.

DPMM possédait déjà une entente en assurance titres avec LawPro. Le cabinet de courtage n’a toutefois pas voulu la renouveler. Elle a ainsi pris fin en décembre 2012. LawPro a depuis signé une nouvelle entente avec Hub International Québec.

Avec cette entente signée avec FCT, DPMM agit à titre de grossiste dans le marché de l’assurance de dommages. M. Bigaouette précise toutefois qu’agir comme grossiste n’est pas la « tasse de thé » de DPMM. Une dizaine de courtiers traitent avec DPMM sous l’appellation de « réseau affilié ». Ces courtiers distribuent le programme que DPMM a bâti pour des groupes et des associations, mais dans des régions ciblées, où DPMM n’a pas de bureaux, précise t-il.