Nancy Elkas, directrice des prestations du vivant pour le Québec au Groupe financier Horizons, croit que les conseillers qui sont convaincus des bénéfices de l’assurance vie pour enfants devraient en plus proposer l’assurance maladies infantiles pour les mêmes trois raisons.

  1. Le capital assuré. La probabilité que l’enfant souffre d’une maladie grave est supérieure à ce qu’il meurt. Le désastre financier qui pourrait survenir lors d’une maladie grave est bien plus amplifié que lors du décès
  2. Les gens achètent l’assurance vie pour une garantie d’assurabilité. En maladies graves, le risque serait encore plus élevé. Quand l’enfant grandit, son assurabilité peut changer et aussi quand il devient adulte. En contractant l’assurance quand l’enfant est jeune, l’assurabilité est plus sûre.
  3. On crée une valeur. Il est possible d’ajouter à la police un remboursement de primes. Avec cette possibilité, on peut initier une valeur comme on retrouve en assurance vie.

Quel montant choisir pour tirer parti au mieux de la protection? « Dans un monde idéal, l’équivalent d’un un an de salaire net apparait comme une bonne protection, mais certains avenants n’autorisent que la moitié, exemple 30 000 $ pour une couverture de 60 000 $, suggère Nancy Elkas. Si le contrat le permet, c’est d’avoir en couverture ce que le parent va subir comme conséquence financière en cas de maladie de son enfant ».

Nathalie Tremblay, chef de produits d’assurance santé chez Desjardins, partage cette approche. « Ça dépend bien sûr des moyens financiers des parents. S’ils ont un revenu annuel chacun de 100 000 $ et plus, j’irais pour une protection de 100 000 $ par enfant. Mais ça peut être moins si les gens n’ont pas les moyens. 50 000 $ comptant non imposable, ça demeure de l’argent encore aujourd’hui ».

Le marché propose un grand nombre de solutions et pour des budgets différents.

« La prime n’est pas un obstacle, dit Nancy Elkas. Il faut juste trouver le bon produit. On ne sait pas non plus comment vont évoluer ces assurances, s’il y aura toujours des primes garanties, des contrats aussi généreux, aussi bons qu’aujourd’hui et à quel prix. Je ne voudrais pas avoir de regrets ».