L’annonce de la transaction avec State Farm en janvier 2014 a suscité des réactions de deux ordres. Certains homologues ont exprimé leur fierté de voir un assureur québécois prendre ainsi de l’expansion ailleurs au Canada. Sylvie Paquette cite l’appel de félicitations reçu de Charles Brindamour, PDG d’Intact Corporation financière, qui lui a dit : « Bravo, vous allez réussir, vous allez apporter plus de discipline dans le marché ontarien, nous sommes contents. »

D’autres gens de l’industrie lui ont demandé si elle était au courant des ennuis de State Farm, qui avait cumulé des pertes importantes sur le marché de l’assurance automobile en Ontario. Ces gens semblaient penser que l’assureur Desjardins avait procédé à l’achat sans regarder le bilan, dit-elle en souriant.

À l’été 2014, le président d’une autre compagnie canadienne faisait une conférence où il parlait des difficultés sur le marché de l’assurance auto en Ontario. Il a alors lancé, comme preuve de la gravité de la situation : « State Farm a vendu ses activités à des gens qui ne parlent même pas anglais. »

Sylvie Paquette rapporte cette déclaration en souriant : « On ne peut pas dire que cette transaction était attendue. » Des rumeurs couraient sur l’appétit de Desjardins, mais aucune n’avait mentionné le nom de State Farm.