Les assureurs vie du Canada sont bien capitalisés et dégagent un solide bénéfice d’exploitation, malgré le contexte de faible rendement prolongé, alors que les trois plus grands assureurs vie canadiens bénéficient d’une croissance hors du Canada, indique la firme de notation DBRS dans une analyse. Cependant, l’industrie sera confrontée à des défis au cours de la prochaine année.

Les assureurs vie ont bénéficié d’un bon momentum dans la croissance des primes, soutenu notamment par le secteur des avantages sociaux et DBRS dit s’attendre à voir cette croissance se poursuivre en 2019, tant au niveau national qu’international.

Depuis aout 2019, la plupart des sociétés d’assurance vie ont des tendances stables avec des cotes de solidité financière allant de « A » à « AA » pour le secteur.

Des défis à prévoir

Cependant, plusieurs défis et facteurs affectent les perspectives des assureurs vie après 2019. Ceux-ci incluent les incertitudes économiques et de marché, un environnement de faible rendement, des modifications comptables et règlementaires, et la capacité à tirer parti des avancées en matière de systèmes et de technologies.

Au total, le secteur canadien de l’assurance vie a connu une bonne croissance des primes souscrites directes au cours des trois dernières années, mais DBRS met en garde que la croissance au Canada ralentira probablement d’ici 2020.

Bien que la majorité des primes souscrites par le secteur canadien de l’assurance vie continuent de provenir du Canada, les primes émises hors du Canada augmentent plus rapidement, en particulier en ce qui concerne Great-West Life, Manuvie et Sun Life.

Croissance en Asie

DBRS s’attend à ce que les entreprises internationales continuent de contribuer de manière importante à la croissance des primes des sociétés canadiennes d’assurance vie, notamment en Asie. Compte tenu de la maturité du marché canadien, la croissance organique au Canada sera probablement limitée par la croissance du PIB nominal, croit l’agence de notation.

Au Canada, les rentes individuelles et les rentes collectives continuent de bénéficier de la même croissance qu’elles ont connue au cours des deux dernières années, tandis que les employeurs cherchent des solutions pour réduire les risques liés à leurs régimes à prestations déterminées.

« DBRS considère que le secteur canadien d’assurance vie est relativement bien placé pour relever les défis auxquels il est confronté, soutenu par ses forts niveaux de capital et ses bénéfices. En général, les assureurs vie gèrent leur exposition aux taux d’intérêt et au marché des actions en orientant leur portefeuille de produits vers des offres moins sensibles au capital afin de maintenir des ratios de capitalisation règlementaires sains », explique Hema Singh, vice-président de DBRS.