Réseau Courtiers Unis a accueilli plusieurs nouveaux cabinets en son sein au cours des derniers mois. C’est l’un des facteurs de sa croissance, dit son président Claude Chabot.
La bannière compte 103 membres, qui ont un volume de primes totalisant environ 200 millions de dollars (M$). De ce nombre, le quart s’est lancé en affaires au cours des dernières années avec le soutien de Courtiers Unis.

Un guide de démarrage a ainsi été mis au point pour aider les courtiers qui se lancent en affaires. « Jadis, nous n’acceptions pas les nouveaux cabinets. Nous sommes entrés en contact avec des agents Allstate qui ont été licenciés. Ils ont été le prototype du programme, qui est devenu un guide de démarrage », explique Renée Moore, directrice du développement des affaires de la bannière

Le guide comprend toutes les étapes que doit franchir le cabinet pour se lancer en affaires, allant de l’incorporation à l’inscription auprès de l’Autorité des marchés financiers. « On estime qu’on permet d’épargner six mois de travail et de recherche aux entrepreneurs qui se lancent dans le courtage. Les assureurs sont aussi plus ouverts à signer un contrat avec des cabinets qui démarrent en affaires, ce qui était impensable avant », dit Mme Moore. Environ 25 cabinets ont profité du guide de Courtiers Unis depuis son lancement, ajoute-t-elle.

Pour sa part, M. Chabot affirme qu’il s’agit d’une façon novatrice de pallier le manque de relève. « Beaucoup d’efforts sont mis pour assurer la relève des cabinets existants. L’autre volet est tout aussi important pour garder le marché dans le courtage. Il faut trouver des moyens de favoriser l’éclosion de nouveaux cabinets. Ce que nous faisons en est un », dit-il.

Le président de Courtiers Unis prend pour exemple la fusion de gros cabinets. « Ça peut laisser des courtiers insatisfaits. On peut leur donner la chance de se lancer en affaires. Ces cabinets n’existeraient pas sans cela. Ils seraient chez les directs. C’est un volume qu’on amène à nos assureurs. C’est de la musique à leurs oreilles. En plus, le courtier devient propriétaire à 100 % de sa clientèle. Il se bâtit une équité qu’il n’aurait pas chez les directs », dit-il.

En 2012, la bannière compte poursuivre ses investissements sur le Web. « On peaufine nos outils, car on ne peut pas arrêter de se développer, dit M. Chabot. Il y a aussi des projets de formation qui se précisent davantage. De nouvelles ententes sont sur le point d’être signées et nous en avons revu plusieurs. On améliore aussi notre Intranet. Une nouvelle version sera lancée d’ici peu ».

Par ailleurs, la bannière exploite depuis cinq ans un forum de discussion pour ses membres. « Les courtiers y vont et posent leurs questions. Il est rare qu’un courtier qui pose une question n’ait pas sa réponse en moins de dix minutes. Avec nos 103 cabinets branchés, il y en a toujours un qui a une orientation à donner », dit Mme Moore.

Courtiers Unis a d’ailleurs conclu une entente avec Technologie Keal pour offrir un rabais substantiel aux cabinets qui utiliseront les outils de la firme technologique. Les deux parties fignolent présentement les détails.

M. Chabot ne cache pas que la transaction Intact-AXA a affecté la bannière et ses membres au cours de la dernière année. La bannière n’avait pas d’entente de distribution avec Intact. C’est maintenant chose faite.

« Il faut laisser la chance au coureur. Il y a une belle ouverture d’esprit de part et d’autre. AXA et Intact étaient les deux assureurs avec qui nos courtiers avaient le plus gros volume. Ça a généré beaucoup d’inquiétudes, étant donné que certains cabinets se retrouvaient en concentration. Des vingt-cinq de nos cabinets qui avaient les deux assureurs dans leurs livres, six d’entre eux se sont retrouvés en situation de concentration », dit M. Chabot.