Kathy Bardswick, PDG de Co-operators, a révélé en entrevue au Journal de l’assurance que 2011 devrait être une autre année positive pour son organisation.Toutefois, les incendies qui ont frappé la ville de Slave Lake, en Alberta, influenceront les résultats de l’assureur. L’assureur y a subi une perte de 35 millions de dollars (M$), qui devrait être amoindrie aux alentours de 27-28 M$ après les réclamations auprès des réassureurs.
« Il faut s’adapter. Nous vivrons ce genre de catastrophe chaque année désormais et non aux dix ans comme c’était le cas auparavant », dit-elle.
Mme Bardswick souligne que ses affaires dans le marché ontarien de l’automobile s’améliorent aussi. « Nous ne sommes toutefois pas complètement sortis du bois dans ce segment », a-t-elle toutefois précisé.
Au Québec, l’assureur a gagné du terrain en 2010. Le volume de sa filiale à courtage L’Union Canadienne est passée de 245 M$ à 266 M$. Les agences de Co-operators ont aussi fait des pas de géant. Leur volume, regroupé dans la filiale Co-operators Générale, était de 869 000 $ en 2009. Il est passé à 2,8 M$ en 2010. Quant à La Souveraine, son volume est passé de 268 M$ en 2009 à 280 M$ en 2010 au Québec.
Mme Bardswick dit que sa compagnie doit être parcimonieuse lorsque vient le temps de faire des modifications de tarification dans la Belle Province, car le marché québécois est plus sensible que les autres. « Dès qu’on fait un changement, la réaction est immédiate. Il faut être prudent », dit-elle.
Mme Bardwick rappelle aussi qu’il n’est pas dans les habitudes de sa compagnie d’imposer des cibles de rendements à ses filiales. « Nous préférons cibler des stratégies spécifiques, comme mieux desservir une communauté où nous sommes moins présents », dit-elle.