Ces statistiques sont tirées du Rapport annuel 2011 sur la tarification automobile, produit par l’Autorité des marchés financiers. La hausse est particulièrement marquée en assurance des particuliers. La part des directs était établie à 59 % depuis 2008. En 2011, elle est passée à 62 %. La part des courtiers a aussi reculé en assurance des entreprises, passant de 86 % à 84 %.Fait nouveau : cette année, l’Autorité a détaillé la part de marché des deux modes de distribution en fonction du type de véhicules. En assurance des particuliers, les assureurs directs dominent les segments des voitures de tourisme (part de marché de 63 %) et des véhicules tout-terrains (54 %). Les courtiers dominent quant à eux le marché des motocyclettes (63 %) et des motoneiges (54 %).

Toutefois, dans les quatre segments, la part des courtiers est en baisse. Pour les véhicules de tourisme, la part du courtage était de 48 % en 2002. Elle est maintenant de 37 %. La baisse est de 14 points de pourcentage en assurance moto, avec une part qui était de 77 % en 2002, comparativement à 63 % en 2011. Le même phénomène se répète pour les motoneiges (65 % en 2002, contre 54 % en 2011) et pour les tout-terrains (56 % en 2002, contre 46 % en 2011).

L’Autorité peu inquiète de la concentration

Le rapport montre que le marché de l’assurance automobile est dominé à 94 % par 15 assureurs. Selon le régulateur, l’offre demeure « abondante et diversifiée » pour le consommateur.

La récente consolidation des assureurs à courtage et l’offre proposée par les courtiers préoccupaient-elles le régulateur? Non, a-t-il répondu par l’entremise de son porte-parole, Sylvain Théberge.

Dans son Rapport annuel 2011 sur la tarification automobile, il est indiqué que 117 assureurs étaient autorisés à souscrire des risques en 2011. C’est 10 de moins qu’il y a 5 ans, en 2006.

La part de marché des 15 grands assureurs demeure toutefois la même depuis 2007, soit 94 %. Il faut aussi considérer que les 15 grands assureurs contrôlent 67 des 117 compagnies autorisées à souscrire des risques en assurance automobile au Québec. À titre d’exemple, chaque mutuelle membre du Groupe Promutuel est considérée comme étant un assureur autorisé à souscrire. Même chose pour les filiales d’Intact Corporation financière, telles Intact Assurance et bélairdirect.

Sinistres en hausse, tarifs en baisse

Le marché de l’assurance automobile a aussi été marqué par une hausse de la sinistralité en 2011. Le montant des sinistres a grimpé de 5,1 % de 2010 à 2011, pour s’établir à 1 851 G$. Le ratio sinistres-primes est passé de 57 % des primes en 2010 à 59,8 % en 2011.

La plus forte augmentation a été observée du côté du cout des dommages causés par le vent et la grêle. De 2010 à 2011, la hausse était de 36,1 %, alors que des baisses avaient été observées les deux années précédentes. Le cout moyen des dommages causés par l’inondation, l’incendie et le vandalisme a aussi été en hausse, de 7,4 %. Trois évènements expliquent ces hausses : les inondations printanières du lac Champlain et de la rivière Richelieu, les tempêtes de vente et de pluie qui ont touché la région de Gatineau en juin et le passage de l’ouragan Irene en aout.

Par ailleurs, pour une neuvième année consécutive, les primes étaient en baisse au Québec, en assurance automobile, en 2011. La baisse était de 2,1 %. Quant à la prime moyenne souscrite pour les voitures de tourisme, elle a subi une baisse de 1,8 % pour s’établir à 536 %.