Les applis santé ont maintenant leur nom : digiceutiques.

Ce sont des applications mobiles qui produisent un effet similaire sinon supérieur à celui des médicaments dans certains cas, soutient Roger Simard, pharmacien-entrepreneur. Lorsque reconnus, par exemple par la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis, ils deviennent des applications qui permettent d’atteindre un objectif thérapeutique prescrit.

Cette année sera lancée la première montre qui permettra de prendre la tension artérielle au poignet. La montre de la compagnie Omron sera homologuée par la FDA.

Toujours aux États-Unis, Omada Health a numérisé un programme et envoyé une balance connectée à ceux qui y participent. Chaque fois qu’une personne se pèse, ses données sont envoyées. Les gens se regroupent au travail, se donnent des objectifs et entrent en compétition avec d’autres groupes. Une autre application digiceutique, offerte aux États-Unis par Pear, offre du soutien aux gens dépendants à des substances.

En raison de l’émergence de ces applications, le pays compte une alliance des technologies thérapeutiques (Digital Therapeutics Alliance), dans laquelle on retrouve aussi des compagnies qui font des électroceutiques, indique M. Simard. Par exemple le Quell, une bande que l’on met autour de la cheville. « Contrôlée par votre iPhone, elle peut aider à diminuer la prise de médicaments contre la douleur », dit-il.

Roger Simard croit qu’il y aura bientôt des applications qui seront prescrites par des médecins. Il signale que l’Angleterre a été l’an passé le premier pays à déclarer que les omnipraticiens qui prescrivent ce type d’application pour certaines maladies pulmonaires seraient rémunérés.