À la demande d’Ottawa, le Comité sénatorial des finances nationales examinera pourquoi le prix de plusieurs biens est plus élevé au Canada qu’aux États-Unis. Un organisme de défense des investisseurs exhorte le gouvernement fédéral à en faire autant pour les frais de gestion des fonds communs.

FAIR Canada exige que le Comité sénatorial des finances nationales se penche sur l’écart qui existe entre les frais de gestion des fonds communs canadiens et ceux des fonds américains. « FAIR Canada vous presse d’inclure l’examen du cout élevé de détenir un fonds communs pour les Canadiens comparés aux Américains », écrit le directeur général de FAIR Canada, Ermanno Pascutto, au ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty.

Pour asseoir son argumentation, FAIR Canada a comparé au hasard deux fonds d’actions de sociétés à grandes capitalisations de Fidelity Investments, l’un canadien l’autre américain. Le ratio total des frais du fonds canadiens atteignait 2,84 % alors que celui du fonds américain se limitait à 0,94 %, selon FAIR Canada. De tels écarts existent parce que la concurrence se joue sur qui offrira la plus haute commission de service aux conseillers plutôt que sur le meilleur produit au meilleur cout pour l’investisseur, estime l’organisme de défense des investisseurs.

Dans sa lettre adressée à Ottawa, FAIR Canada attribue cette situation à un environnement réglementaire qui ne favorise pas la concurrence sur le prix dans l’industrie des fonds. L’organisme déplore d’ailleurs l’absence d’un cadre légal qui veillerait à ce que les conseillers recommandent des fonds qui sont dans le meilleur intérêt de leurs clients et non parce qu’ils sont plus payants pour eux.

FAIR Canada a aussi mis la table à sa requête en s’appuyant sur la réédition 2011 de l’étude comparative publiée par Morningstar.