Depuis plusieurs années, la Chambre de la sécurité financière et la Chambre d’assurance de dommages multiplient les campagnes publicitaires pour faire connaitre leurs missions. Louis Morisset, PDG de l’Autorité des marchés financiers, craint toutefois que ces initiatives créent de la confusion chez les consommateurs quant au rôle de chacun.morisset_louis_article« On comprend ce besoin de leur part. Le secteur financier au Québec est complexe. Il est légitime que les Chambres veuillent s’assurer que le consommateur traite avec un professionnel certifié. Toutefois, personnellement, je trouve que cela contribue à créer de la confusion des rôles. Je ne veux pas m’immiscer dans leur juridiction, mais on aurait intérêt à se parler. Ça fait partie des choses dont je veux discuter avec les PDG des deux Chambres.», dit-il.

Il qualifie de « très positives » les relations qu’il entretient avec les trois organismes d’autorèglementation (OAR) au Québec. Il souligne toutefois que la base de la relation avec les deux Chambres est différente de celle qu’il entretient avec l’Organisme canadien de règlementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM).

« Nous avons donné une reconnaissance particulière à l’OCRCVM, ce qui amène une relation limpide et fluide. Pour les deux Chambres, ça crée des enjeux parfois. Les relations demeurent néanmoins positives. On travaille à bien communiquer, car nous avons la même mission. Il faut tout simplement éviter de se piler sur les pieds. Il faut arrêter de voir des problèmes où il n’y en a pas », dit-il.